
“D’abord inspirée par l’Afrique et sa lumière, ma peinture a évolué vers l’expressionnisme. Le corps humain est un support pour exprimer différents sentiments, je le déforme, le simplifie, le met en scène selon mon humeur mais toujours en relation avec le monde et ses tragédies : la guerre, la famine, l’exclusion, l’exploitation des femmes”. C’est à partir de chaudes et puissantes couleurs, de corps évanescents et de troublants regards que Cécile Cogoï, artiste peintre (ses premières toiles remontent au début des années 2000) venue de Bretagne, évoque sa vision des grands maux contemporains. Un esprit farouchement révolté, sensible au réalisme sans détour de Fréhel (chanteuse de l’entre-deux-guerres au destin tragique) et aux textes les plus engagés et subversifs de la scène rock, qui aime “travailler ses toiles au couteau”. La matière est épaisse et les vagues chromatiques surprenantes. “Lorsque j’intitule une toile “Les Chercheurs d’air” pour évoquer la pollution, mon intention n’est pas de faire du décoratif mais de créer une émotion chez celui qui regarde. À travers une œuvre on peut interpeller et amener à une réflexion.”
Pour en (sa)voir plus :
Visite de l’atelier de Cécile Cogoï, artiste peintre,
deux week-ends par mois avec l’atelier des arts et de
la création de Thury-Harcourt (Adac - Tél. 02 31 79 43 45).
Ses œuvres seront à découvrir l’an prochain en Basse-Normandie.
Et en ce moment au Niouzz (15 Boulevard Leroy - Caen - Tél. 02 31 34 95 28)
Son blog :



















